Pour filtrer de façon efficace l’air confiné des capsules spatiales, la Nasa a eu l’idée de faire appel aux ressources de la nature. Ses études ont démontré que certaines plantes sont particulièrement gloutonnes pour absorber les polluants. Le lierre filtre le formaldéhyde émis par la combustion du tabac ou les panneaux de bois agglomérés. Il s’attaque aussi au trichloréthylène qu’on trouve dans les peintures et vernis, par exemple.
chlorophytum
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ficus
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dieffenbachia
Á leur appétit pour les polluants, ces plantes ajoutent leur facilité d’entretien. Pour assainir l’air de sa maison, mieux vaut pourtant éviter de la transformer en serre tropicale, surtout les chambres à coucher. La moisissure qui se forme à la surface de la terre des plantes en pots est un régal pour les acariens. Les allergiques devront donc éviter la compagnie des plantes en pot. |
philodendron
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Spathiphyllum
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Alors que l’argument "plantes dépolluantes" fleurit dans la plupart des jardineries depuis déjà quelques années, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) vient de remettre en cause cette appellation, jugeant l’argument largement prématuré.
Une journée technique de l’OQAI organisée conjointement avec l'ADEME et la Faculté de Pharmacie de Lille, a permis de faire le point sur les recherches relatives à la capacité des plantes à améliorer la qualité de l'air intérieur dans le cadre du programme national PHYTAIR et d'établir une synthèse sur l'état actuel des connaissances et les questions en suspens.
Le recours à certaines plantes pour améliorer la qualité de l’air intérieur fait actuellement l’objet d’une forte médiatisation et suscite une attente importante de la part du grand public. Plusieurs programmes de recherche français et étrangers ont montré que les plantes possédaient la faculté d’éliminer certains polluants présents dans l’air. Qu’en est-il de l’efficacité et de l’innocuité de ces dispositifs dans l’environnement intérieur ? L’Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), la Faculté de Pharmacie de Lille et l’ADEME ont récemment fait le point sur les connaissances actuelles notamment acquises dans le cadre du programme français PHYTAIR lancé en 2004 à l’initiative de l’Ademe.
L'analyse de l'état actuel des recherches menées par les différents laboratoires en France et à l'étranger sur les capacités épuratrices des plantes permet de mettre en évidence un certain nombre de convergences sur les résultats obtenus. Des questions restent cependant encore en suspens. En l'état actuel des connaissances, les travaux de recherche menés permettent d'établir un premier consensus sur les propriétés épuratrices des plantes via notamment leurs substrats et d'identifier les questions qui restent encore en suspens.
Toutes les études montrent qu'en laboratoire, les plantes possèdent des capacités d'abattement avérées vis-à-vis de polluants gazeux tels que le monoxyde de carbone, les COV et le formaldéhyde, par exemple. Ces études en enceintes expérimentales sont réalisées à des concentrations supérieures à celles rencontrées dans l'air intérieur, sur des substances seules et pendant des durées limitées. Il apparaît que l'ensemble substrat/racine/plante possède une action plus efficace que la plante (feuille) seule, grâce aux micro-organismes du sol dont la présence est largement entretenue par les végétaux eux-mêmes.
Toutefois, les rendements d'épuration observés lors de l'utilisation de plantes en pot dans des espaces réels restent faibles, ne permettant pas une épuration efficace des volumes d'air des bâtiments. Les dispositifs « dynamiques », basés sur le passage forcé de l'air pollué à travers le substrat des plantes (systèmes de bio-filtration) semblent les plus prometteurs.
À l'heure actuelle, il reste difficile de dimensionner le nombre de plantes ou de systèmes dynamiques de biofiltration au mètre carré nécessaires à l'élimination efficace des polluants dans une pièce. Le programme français PHYTAIR à l'échéance de la phase 3, ainsi que les recherches en cours aux Etats-Unis, permettront d'apporter des réponses sur ces points. Une évaluation normalisée de l'efficacité et de l'innocuité des systèmes de phyto-remédiation est à mettre en place comme pour tous les types de systèmes proposés pour assainir l'air intérieur. Une norme AFNOR est actuellement en préparation en ce sens pour les épurateurs d'air autonomes pour applications tertiaires et résidentielles (XP B44-200).
La maintenance des épurateurs d'air est capitale afin de conserver leur niveau de performance initiale. Elle demeure néanmoins un réel problème sur le plan pratique. Ces questionnements se posent également pour les systèmes de bio-filtration. L'éventuelle contribution des plantes elles-mêmes aux émissions de polluants à l'intérieur des locaux est encore peu étudiée. La biosurveillance végétale, c'est-à-dire l'utilisation des effets des polluants observés sur les plantes pour évaluer la toxicité de l'air, est un outil prometteur à développer dans le domaine de l'air intérieur. Elle pourrait constituer un indicateur de la qualité de l'air intérieur, en complément de l'utilisation des éventuelles propriétés épuratrices des plantes.
ref. juillet 2010
Oui.. il faut vivre avec les plantes dans un environnement le plus naturel possible et la ventilation des locaux pour votre bien-être et votre équilibre naturel, à l'heure ou certains prônent l'étanchéïté absolue des maisons, je rappellerai que l'air doit être renouvelé d'un volume par heure en moyenne... et que la meilleure solution est, et restera le puits canadien !