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LES POLLUTIONS ÉLECTROMAGNÉTIQUES

ondes positives néfastes dans les maisons

De quoi s’agit-il ? Par quoi les rayonnements sont-ils émis ? Quels sont les risques pour la santé ? Comment les détecter, les mesurer ? Comment les éviter ou les minimiser ?

L’électricité et les êtres vivants

L’électricité est à la base de l’activité des fonctions vitales : le cœur, le cerveau, les muscles sont commandés par des signaux électriques via le système nerveux. tout le monde entend parler des relais téléphoniques et des risques pour les jeunes enfants en particulier lorsque les demandes affluent pour les faire déplacer des cours d'écoles...

Notre environnement électromagnétique peut influencer les phénomènes électriques intervenant naturellement dans le fonctionnement des organismes vivants, du corps humain en particulier.

Les champs électriques et magnétiques induisent dans l’organisme des courants électriques susceptibles d’interférer avec ceux de l’organisme et provoquer des effets biologiques.

Ce dossier est essentiellement consacré aux champs électromagnétiques du courant alternatif de 50 Hz, qui fait partie des fréquences extrêmement basses, ou ELF (extremely low fréquencies), mais il aborde également les risques liés aux hyperfréquences des téléphones sans fil et mobiles, ainsi qu'aux écrans de TV et d'ordinateurs.

LES CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES (CEM) DE 50 Hz

Champs électriques (CE)

Les charges électriques (électrons) génèrent des champs électriques immobiles (électricité statique) ou en mouvement (courant électrique).

- Tension continue : charges de même signe (+ ou -).

- Tension alternative : changement de sens par demi-période de 0,01 s.

Les champs électriques se mesurent en volts par mètre (V/m).

Plus la tension est élevée et plus on est proche de la source, plus le champ électrique est élevé.

Les matériaux conducteurs diffusent les champs électriques.

Champs magnétiques (CM)

Le courant électrique (charges électriques en mouvement) crée un champ magnétique.

Ainsi, l'enclenchement du disjoncteur principal d'une maison crée un champ électrique statique dans tout le câblage électrique de la maison ; la mise en route d'un appareil électrique crée un courant électrique (flux), générateur de champ électrique et magnétique (alternatif 50 Hz en l'occurrence).

Les champs magnétiques dont il est question ici sont exprimés en microtesla (µT), unité d'induction magnétique retenue dans les dernières normes, à la place du milligauss (mG).

LES EFFETS BIOLOGIQUES ET SEUILS DE RISQUE

Les molécules qui composent les cellules vibrent. Chaque atome, chaque liaison chimique émet sa fréquence propre. Les systèmes biologiques fonctionnent par résonance. La communication moléculaire s'effectue à la vitesse de la lumière (300 000 km/s), la même que celle des ondes électromagnétiques.

Les champs électromagnétiques vont, en fonction de leur spectre de fréquence, entrer en résonance avec les systèmes biologiques. Très schématiquement, les champs électriques vont affecter le système nerveux (= électrique) et endocrinien (production d'hormones), alors les champs magnétiques perturbent le fonctionnement cellulaire, particulièrement au niveau de l'ADN, jusqu'à modifier le patrimoine génétique. Les CM sont donc, en général, encore plus dangereux que les CE (et plus difficilement maîtrisables), mais l'un et l'autre participent à la création des conditions préalables à certains cancers.

La santé peut se décrire comme l'équilibre oscillatoire des cellules vivantes (G. Lakhovsky). Les champs électromagnétiques naturels non perturbés (par des causes naturelles ou artificielles) sont indispensables à cet équilibre, menacé par la "pollution électromagnétique" avec les effets suivants :

- Maux de tête, malaises, nervosité, dépression, difficultés de concentration, insomnies.

- Diminution des défenses immunitaires des lymphocytes T, modification des flux calciques, augmentation du risque de fausses couches, diminution de la sécrétion de mélatonine.

- La glande pinéale (épiphyse) synthétise la mélatonine (qui inhibe la prolifération des cellules cancéreuses, stimule la fonction immunitaire et régule les cycles biologiques). Les CEM perturbent le fonctionnement de la glande pinéale, diminuant ainsi la production de mélatonine.

- Enfin, à plus long terme, risque de cancers, leucémie, lymphomes, tumeurs du système nerveux.

Ces effets sont largement confirmés par plusieurs études épidémiologiques, menées en particulier par le Centre international de recherche sur le cancer, l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que des organismes suédois, britanniques, finlandais et américains. Des médecins allemands se mobilisent fortement pour dénoncer ces risques ("Appel de Fribourg - 09/2002").

La sensibilité personnelle peut évidemment varier dans de grandes proportions, allant de l’insensibilité complète (apparente... et pendant combien de temps ?) à l’allergie immédiate.

Les risques dépendent de l’intensité du champ, du temps d’exposition, de la sensibilité des personnes exposées, du moment de l’exposition (jour ou nuit).

Le seuil de risque de plus en plus communément admis est de l’ordre de 10 V/m pour le CE et de 0,2 µT pour le CM.

Les risques apparaissent comme vraiment négligeables en dessous de 5 V/m (CE) et 0,05 µT pour le CM.

Détecter et mesurer

Détecteurs : réglés sur un certain seuil (norme suédoise, par exemple), ils indiquent la présence d’un champ électromagnétique et la distance de pollution.

Mesureurs : indiquent les valeurs précises en V/m et en µT de l’atmosphère.

Il existe également des mesureurs-enregistreurs.

Un simple tournevis testeur permet déjà la vérification du branchement correct d’une fiche dans une prise, afin que l’interrupteur coupe la phase et non le neutre.

LES CAUSES DE POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE

Champs électriques

Lignes haute tension, câbles électriques, rallonges, cordons d’alimentation, appareils électriques non raccordés à la terre, structures métalliques (poutrelles de construction, armature du béton) situées dans un champ électromagnétique, lits et sommiers métalliques, mais également bois (lambris, bois de lit) s’ils sont en contact avec des câbles électriques, couvertures électriques, matelas à eau, radio-réveils, lampes de chevet ou de bureau (halogènes et fluo tout particulièrement).

Attention : en cas de mauvais branchement (fiche inversée dans la prise) le champ est presque deux fois plus important lorsque la lampe est éteinte que lorsqu'elle est allumée !

Champs magnétiques

Lignes haute tension, câbles électriques, tous appareils comportant un transformateur ou un variateur d’intensité (électroménager, télé, hi-fi, moteurs électriques, tubes fluorescents et lampes halogènes), radio-réveils, écrans vidéo, enceintes hi-fi et hauts-parleurs en général, convecteurs, panneaux rayonnants, compteur électrique, chauffage par le sol électrique, installations électriques non parallèles (phase et neutre empruntant un passage différent).

(voir en fin de dossier : quelques exemples de champs magnétiques dans notre environnement quotidien).

Les téléviseurs et ordinateurs

Emission de CEM de diverses fréquences : très basses, basses, moyennes, hautes très hautes fréquences hertziennes, infrarouge, ultraviolet, rayons X et champ électrostatique. Les effets sont proportionnels à la distance et au temps d'exposition. En outre, les écrans "piègent" les ions négatifs de l'air, indispensables à la santé.

Le premier effet du tube cathodique est de générer sur la surface de l'écran un champ électrostatique élevé, le deuxième effet étant de générer un champ d'ondes extrêmement faibles (ELF : Extremely Low Frequency) qui échappent actuellement à la mesure directe, mais dont les effets sur le corps humain commencent à être bien connus. Ce champ d'ondes entre en interférence avec certaines fréquences propres à la vibration des cellules de certains organes du corps humain. Le résultat en est le blocage de certaines fonctions de ces organes, ce qui détermine les nuisances ressenties par l'opérateur.

Les efforts pour limiter les radiations des écrans ont surtout porté sur leur face avant, mais les côtés, l'arrière et le dessus émettent toujours des rayonnements intenses.

Mais il n'y a pas que l'écran qui "rayonne". L'unité centrale, les périphériques (imprimante, scanner,…) émettent également des champs électromagnétiques. Les blocs transformateurs qui équipent souvent ces appareils sont très polluants. Enfin, les blocs multiprises, qui réunissent souvent les différentes alimentations des équipements bureautiques, sont des émetteurs de champs très puissants.

Les téléphones

Les téléphones portables (cellulaires), les systèmes d’alarme à détecteurs volumétriques, les fours à micro-ondes (en cas de fuite par vieillissement du joint), émettent des hyperfréquences : ils échauffent les molécules du corps ou du cerveau comme le four chauffe les aliments.

Les relais GSM jouent le même rôle, mais de manière infiniment plus importante. Dans leur cas, ce n'est pas l'effet thermique qui est perturbateur, mais la fréquence pulsée (voir ci-après).

Les téléphones sans fil (avec une base alimentée sur le secteur) existent en 4 standards :

- CT1 : analogique, radiation faible, non pulsée, émission seulement lors d'un coup de fil

- CT2 : digital pulsé, radiation faible, émission seulement lors d'un coup de fil

- DECT : digital pulsé, radiation forte, émission permanente depuis la base

- GAP : idem que DECT, mais permettant la communication d'appareils de différents fabricants.

Pour les 2 derniers, les ondes pulsées en permanence constituent une pollution électromagnétique considérable dans un rayon de 3 à 5 mètres, même à travers les murs.

Maux de tête, étourdissements, fatigue, acouphènes (sifflements d'oreille), problèmes de sommeil, de concentration, de vue, allergies, nervosité, peurs, malaises, ont été observés et leur cause démontrée par un cabinet spécialisé de biologie de la construction et d'analyses environnementales, dans un travail en coopération avec des médecins.

Les automobiles

En mai 2002, la revue Sciences et Avenir publiait une étude qu'elle avait menée avec le magazine internet Le Quotidien Auto un test de 60 voitures représentant les 19 principales marques du marché. Nombre de véhicules comportent des endroits dépassant les seuils de tolérance. L'électronique embarquée, le GPS, le téléphone, les batteries sous le siège ou à l'arrière concourent à l'augmentation du risque, en particulier pour les "gros rouleurs" (taxis, VRP…).

Les motos également, de plus en plus sophistiquées, révèlent de plus en plus de faiblesses.

Intensité et durée

Une exposition de quelques instants à un champ magnétique supérieur 1,6 µT peut être aussi dangereux qu'une exposition de faible intensité prolongée.

PRÉVENTION ET PRÉCAUTIONS

Les champs électriques sont arrêtés par les obstacles, mais ils sont rayonnés par le métal, le bois, le plâtre.

Les champs magnétiques sont plus difficile à gérer, car ils traversent la plupart des matériaux : attention aux lignes électriques extérieures, appareils des pièces voisines,... .

Dans la pratique, même s’il s’agit de phénomènes différents avec des propriétés différentes, on ne distingue par les CE des CM. D’ailleurs, la plupart des détecteurs perçoivent un champ dans sa globalité électromagnétique et les précautions à prendre concernent indistinctement les deux.

D’une manière générale, il convient de :

- S’éloigner des sources de champ et éloigner les appareils électriques du lit.

- Raccorder à une bonne prise de terre tous les éléments métalliques de l’habitation (inférieure à 10 ohms si possible – à faire mesurer par un électricien).

- Raccorder les appareils électriques à la terre (câble 3 conducteurs). Attention : la mise à la terre supprime le CE, mais n'a pas d'effet sur le CM (sauf blindage particulier).

- Faire passer les fils électriques “aller”, “retour” et “terre” dans la même gaine.

- Veiller à une distribution “en épi” des conducteurs électriques (pas de boucles fermées).

- Utiliser du câble blindé dans certains cas (raccorder le blindage à la terre). Un câble blindé “simple” annule le champ électrique. Un câble “torsadé” (ou utilisant un blindage à base de matériaux ferromagnétiques) réduit également le champ magnétique. Intéressant lorsqu’on est obligé de faire passer une rallonge derrière la tête de lit pour raccorder les lampes de chevet.

- Utiliser un (ou des) interrupteur automatique de champ (substitue une tension continue de quelques volts continus aux 220 volts alternatifs du secteur, lorsque aucun appareil n’est en fonctionnement sur le circuit raccordé à l’interrupteur de champ). Un investissement de l’ordre de 100 à 150 € qui, bien utilisé, a pour effet de couper l’essentiel des CEM du logement pendant toute la nuit et une bonne partie de la journée.

- Brancher la fiche de toutes les lampes dotées d’un interrupteur de manière à couper la phase et non le neutre (vérification avec un tournevis testeur ou un détecteur de champ). Mieux : remplacer les interrupteurs d'origine par des interrupteurs "bipolaires", coupant les deux conducteurs. Encore mieux : relier ces appareils à la terre (remplacement du cordon d'alimentation par un fil à 3 conducteurs et une fiche comportant une "terre", et les brancher sur une prise munie de terre).

- Dans le cas de points d’allumage multiples pour un couloir ou une pièce (au delà de deux généralement) utiliser des télérupteurs basse tension. Les "va-et-vient" 220 V génèrent des champs électriques très importants au niveau des interrupteurs.

- Vérifier que personne ne dort derrière une cloison contre laquelle est posée un téléviseur ou un ordinateur

- Ne pas dormir à proximité du coffret électrique (compteur, tableau), ni au-dessus (étage).

- Ne pas dormir sous l’axe d'une antenne télé.

- Éviter de dormir au-dessus de masses métalliques (voiture dans le garage, chaudière...).

- Supprimer les miroirs importants (armoire à glace, coiffeuse) qui réfléchissent et amplifient les effets des rayonnements.

Écrans d’ordinateurs

- les écrans les plus récents sont les mieux protégés (voir plus loin "Vers de nouvelles normes"). À partir de 1990 commençaient à être diffusés des écrans "low radiation".

- certains filtres d’écran, dotés d’un fil de terre, protègent de la composante électrique du champ électromagnétique (à condition bien sûr de les raccorder à la terre) mais pas de sa composante magnétique. Certains systèmes (rares) protègent néanmoins des deux.

- plus le fond de l'écran est clair, plus il irradie : baisser la luminosité ou mieux, choisir le mode "caractères blancs sur fond bleu" (ex. Word 97 : aller dans Outils > Options > Général et cochez "texte blanc sur fond bleu"). Une radiation de par exemple 20 cm avec un fond blanc et une luminosité normale est réduite à 2 ou 3 cm de l'écran par ce simple moyen

On peut aussi :

- placer une tourmaline noire sur ou à côté de l'écran (cette pierre réduit l'effet des CEM mais n'agit pas sur le champ lui-même). A "décharger" régulièrement sous l'eau froide (toutes les semaines au moins)

- placer un peigne devant ou sous l'écran, dents vers lui (ou sous le clavier – plus discret), afin d'utiliser les propriétés des "émissions de forme" (également à décharger)

- enfin, un cactus "sereus peruvianus" ou "monstuosus" près de l'écran aurait aussi des propriétés agissant sur les CEM.

Les trois derniers moyens n'ont rien de "scientifique" au sens habituel du terme. Ils reposent sur les constats sensitifs que peuvent faire des radiesthésistes, et sont en relation avec la nature "subtile" de l'être humain.

Pour l'alimentation d'un poste bureautique (unité centrale, écran, imprimante, scanner, routeurs, onduleurs...) il est conseillé d'utiliser un bloc multiprises blindé (de même pour des équipements TV-HiFi).

Et pour se décharger ?

Après avoir été exposé à des CEM (téléviseur, ordinateur, proximité immédiate d’appareils électriques ou de points d’éclairage, surtout halogènes ou fluorescents) on peut “évacuer” la charge accumulée dans le corps très simplement : la douche est le moyen le plus efficace, ou encore passer les mains sous l’eau pendant 1 minute (mise à la terre par l'eau).

Puis aller : se mettre en contact avec une “terre” (partie métallique apparente d’un radiateur, …) ou, à l’extérieur, mettre les mains dans l’herbe pendant 1 minute.

VERS DE NOUVELLES NORMES

L’Organisation Mondiale de la Santé a lancé en 1996 une étude sur les effets des CEM sur la santé .

Une “résolution sur la lutte contre les nuisances provoquées par les rayonnements non ionisants” est parue au Journal Officiel des Communautés européennes du 25/07/94. Elle demande des mesures réglementaires, des études, des dispositions particulières pour les lignes haute tension, un système harmonisé de mesure et de calcul des CEM et un programme de recherche.

Grâce à elle, les normes suédoises pour les écrans de visualisation ont été intégrées dans la directive européenne 90/270/CEE. Elle demande également la modification d’une autre directive (92/75/CEE) afin que l’indication de la consommation en énergie des appareils domestiques soit complétée par une information sur les champs générés, en fonction de la distance et du type d’utilisation.

En Europe, des prénormes datant de 1995 sont testées avant de devenir des normes (ENV 50166-1 - basses fréquences 0 Hz à 10 kHz, ENV 50166-2 - hautes fréquences 10 kHz à 300 Ghz).

Concernant les écrans d’ordinateurs, après les premières recommandations établies en 1987 par un comité, à la demande du gouvernement Suédois (MPR 1), ont été définies les recommandations MPR 2 (1990) qui ont été adoptées par une majorité de constructeurs (écrans "low radiation"). La Confédération Générale des Fonctionnaires et Employés de Suède a, depuis, établi une série de recommandations de plus en plus sévères : TCO’92 (niveaux de radiations et réduction de la consommation électrique), TCO’95 (recyclage des écrans, substances dangereuses), TCO’99 (ergonomie visuelle et sensibilité aux CEM, économie d’énergie, écologie).

Précisément, en matière de CEM, la TCO’99 indique les niveaux maxima suivants :

- CE : en-dessous de 10 V /m, de 2 Hz à 400 kHz, dans un rayon de 50 cm

- CM : en-dessous de 0,2 µT, de 5 Hz à 2 kHz, à 30 cm de l’éécran et 50 cm autour.

Exemples de champs magnétiques dans notre environnement quotidien

Rappel : seuil à ne pas dépasser : 0,2 µT.

- Rasoir électrique : 15 à 1000 µT (au contact de la peau)

- Brosse à dent électrique : jusqu'à 60 µT

- Sèche-cheveux : jusqu'à 2000 µT à 3 cm. Moins de 10 µT à 30 cm

- Radio-réveil : 2 µT à 1 m (et proximité de la tête toute la nuit)

- Percolateur : 0,2 µT à 20 cm

- Four à micro-ondes : jusqu'à 8 µT à 30 cm

- Four électrique : 0,5 µT à 30 cm

- Aspirateur : 200 à 800 µT, 2 à 20 µT à 30 cm

- Écran d'ordinateur : 0,7 à 10 µT. 7 à 100 µT à l'arrière

- Lampe de bureau halogène : jusqu'à 2 µT à 30 cm

- TGV : 50 µT au niveau du plancher




Sources

C. Bossard - Association Maîtrise des Environnements Électromagnétiques, article paru dans Biocontact – 12/97

J.M. Danze – P. Le Ruz – R. Santini – M. Bousquet – J.L. Mercier - Pourquoi et comment mesurer les champs électriques et magnétiques 50/60 Hz - Ed. Encre

R. Santini - Notre santé face aux champs électriques et magnétiques - Ed. Sully

C.W. Smith – S. Best - L'homme électromagnétique - Ed. Encre



Lampes fluo-compactes : une distance de 30 cm requise en utilisation prolongée

Alors que la progressive disparition des lampes à incandescence est désormais engagée, l'Ademe, dans un avis rendu public ce 24 juin, recommande l'utilisation des lampes fluo-compactes dans l'habitat. Mais, pour des "raisons de confort et de précaution", elle invite au maintien d'une distance de 30 cm, lors des utilisations prolongées.

Une lampe fluo-compacte (LFC), oui, mais pas pour sa lampe de chevet ou pour son bureau. Dans son avis rendu public le 24 juin dernier, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), recommande en effet l'utilisation de ces lampes, qui "respectent les recommandations internationales, en usage courant" ; présentent "l'alternative la plus crédible pour remplacer les lampes à incandescence"; et enfin, sont porteuses de nombreuses qualités d'un point de vue environnemental, comme "leur efficacité énergétique, leur longue durée de vie et le fait qu'elles soient recyclables". Mais invite l'usager à se tenir à au moins 30 cm d'elle, en utilisation prolongée.

En effet, l'Ademe - qui ne nie pas, par ailleurs, certains points faibles : "coûts encore élevés, présence de mercure et certains modèles ne sont pas adaptables à tous les éclairages" - s'est interrogé sur l'émission de champs électromagnétiques, à l'origine d'une polémique récurrente autour des LFC. Sur ce point, elle se range derrière l'étude qu'elle a commandée au Centre des sciences et techniques du bâtiment (CSTB) pour rendre son avis : "La méthodologie adoptée ne permet pas d'établir de mesures fiables et donc de tirer des conclusions, explique-t-elle. Un protocole de mesures plus complexe est nécessaire." Et donc de recommander aujourd'hui, principe de précaution oblige on l'imagine, "de respecter une distance minimale de 30 cm entre l'utilisateur et la lampe dans le cas d'une utilisation prolongée (poste de travail, lieu de repos)", une recommandation à des "fins de précaution et de confort".

Des questions sans vraie réponse

Un avis de l'Ademe, d'autant plus important et attendu, que les LFC sont actuellement, comme déjà précisé, les principales remplaçantes des lampes à incandescence, condamnées à une disparition progressive, d'ici à 2012, par l'Union Européenne. Une voie royale pour un succès attendu. Mais deux points noirs sont venus entachés cette route toute tracée : la présence de mercure, un composant toxique, dans leur fabrication et, les émissions de champs électromagnétiques. Fin 2007, alors que le vent tournait définitivement en leur faveur, les LFC avaient en effet connu un début de polémique : en septembre de cette année-là, le Criirem - Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, qui s'est fait connaître notamment avec ses études sur la téléphonie mobile - avait mis en garde les consommateurs contre un important rayonnement électromagnétique mis en évidence dans son étude d'alors, à courte distance.

Utilisation prolongée : pas à moins de 30 cm

Aujourd'hui, le discours est donc légèrement différent pour l'Ademe, qui s'appuie sur l'étude du CSTB pour préciser qu'en usage courant (à partir de 30 cm) et pour tous les modèles évalués, le champ électromagnétique émis par une LFC est inférieur à la limite d'exposition, fixée par la commission internationale sur la radioprotection non ionisante, et reprise par le Conseil de l'UE. Mais qui préfère recommander d'éviter une lampe de chevet ou de bureau équipée de LFC, puisqu'en dessous de la limite de 30 cm, les mesures n'ont pas pu être prises...

Certains points restent donc encore flous, pour éviter, sans doute, d'entrer dans une polémique qui n'a, peut-être, pas lieu d'exister - 30 cm reste une distance plutôt courte et l'on dort rarement la tête dans son abat-jour - et qui nécessite des recherches beaucoup trop complexes. Cela n'empêchera donc pas les LFC d'avoir une longue vie devant elles, d'autant plus après les progrès récents réalisés par les industriels, qui ont gommé les défauts originels, comme le temps d'allumage ou la froideur de l'éclairage. Consommant cinq fois moins qu'une ampoule classique et durant bien plus longtemps, la lampe fluo-compacte offre désormais selon l'Ademe, "un confort d'éclairage analogue à celui des lampes incandescentes". Et de préciser, citant des chiffres de l'organisme de recyclage Récylum, qu'en 2009, 74 millions de LFC, tout usage confondu (domestique ou professionnel) ont été déclarées mises sur le marché.

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